Maaen : La création au-delà de toute frontière

Maaen

Dans le premier numéro de Prosélyte, « La beauté par le prisme de la création », nous vous présentions un couple d’artistes pour qui l’art avait une dimension exclusivement humaine. Mouna et Mahmoud nous parlaient à l’époque de leur première collaboration pour une exposition en duo. « Chronique d’une déchirure » a été une expérience inédite pour eux qu’ils ont bien voulu partager avec nous.

Quelque mois et beaucoup d’embuches plus tard nous sommes plus qu’heureux de vous annoncer que notre couple d’artistes, toujours animé de l’énergie qui a motivé leur précédente exposition, nous revient avec un projet intitulé « Maaen » tout simplement traduit par « Ensemble ». Cette première édition d’une rencontre artistique qui se veut fédératrice, ambitionne à confronter différents univers artistiques et différents médiums le temps d’une œuvre.

Tout a commencé en Juillet dernier à Alger et plus précisément à la villa Abdellatif. Cette maison mauresque situé à quelques mètres du musée des beaux-arts d’Alger, a vu son silence et sa sérénité bouleversés par plus d’une trentaine d’artistes algériens et internationaux. Résidents, participants  et amis, se sont bousculés entre ses murs durant 30 jours tous avec un seul objectif… « Créer ! »

Pour avoir touché des doigts l’esprit de la résidence nous pouvons définitivement dire que le projet porte son nom à la perfection !

Officiellement il y avait trente artistes résident, chacun d’eux devait se mettre en binôme avec un autre artiste de son choix, l’objectif étant de créer une œuvre commune avec au minimum deux médiums.

A quoi doit-on s’attendre lorsqu’on réunit trente artistes à la créativité débordante et la passion brûlante dans un lieu magnifique ?

La réponse nous l’avons vécu. C’est tout ce qu’il y a à dire car la vie est ineffable et ce projet a donné vie d’abord au lieu qui l’a accueilli, ensuite aux idées, aux rêves, aux frustrations, à la passion… 

La villa Abdelltif vibrait des énergies de chacun. En entrant à la résidence l’osmose était palpable, un chaos fertile où les idées fusaient de partout dans une atmosphère hors du temps.

Au fil des rencontres, les artistes se sont confiés à nous, avec humour, émotions, indifférences… mais tous avec une profonde honnêteté qui n’est que le reflet de leur dévouement pour leur art.

La dimension humaine frappante du projet en dit long sur l’implication de Mouna et Mahmoud. Ils incarnent la passion fulgurante qui dévore toute une génération d’artistes en manque d’espace d’expression.

Le mois s’est clôturé en apothéose, et une des œuvres créées durant la résidence a été présentée au public. Ce dernier s’est vu transporté dans un univers multi sensoriel imaginé par Hacène Zemrani et ses acolytes qui ont présenté une expérimentation musicale en live, et Mehdi Hachid qui a plongé les convives dans une autre dimension avec son installation lumineuse.

Pour ceux qui ont raté la naissance de ce projet n’ayez crainte, la restitution des œuvres se fera dans quelques mois lors d’une exposition de 4 semaines, où les artistes promettent de nous en mettre plein la vue.

En attendant la restitution, découvrez chaque semaine les portraits des artistes de la résidence Maaen sur Prosélyte Magazine, et n’oubliez pas : Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite !

Reslane Lounici

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